Les créations du Caratini Jazz Ensemble
Le bal de Patrice Caratini
Créé le 30 mai 2003 à Montbéliard, L'Allan, scène nationale
Cha cha cha,Rock, Swing, Salsa,
Mambo, Valse, Bolero, Rumba ,Slow, Tango, Charleston, Madison, Biguine, Valse anglaise…
Le bonheur simple du bal populaire associé à l’exigence artistique. Le plaisir de la danse avec un grand orchestre, instants privilégiés qui établissent une relation directe entre le danseur et le musicien. Le répertoire, entièrement réorchestré par Patrice Caratini et Pierre Drevet, est choisi parmi les titres qui firent les grandes heures des bals et dancings.
Le programme est choisi parmi :
Manteca Caravan Chofé biguine la Night In Tunisia Ti commission la Perdido New cha cha Tea for Two Just a Gigolo Air Mail Special Get out of Town Flambée montalbanaise La foule Coin de rue Mazurka pour ma mie Waltz for Debby Besame mucho Mi sombrero Smoke Gets in Your Eyes Petite fleur Delirio Estate Antillas El gato montes El relicario Gallito Coplas Tres y dos Danzarin Don Goyo Shangaï Shuffle Ory’s Creole Trombone Tin Tin Deo Frenesi Cacocalypso Mac the Knife Cotton Tail Honeysuckle Rose In a Mellow Tone You’re the Top Bluesette All of You Black Orpheus…
"Je me
souviens des bals de fin de semaine dans le bistrot du
village corse perdu où, gamin, je passais mes vacances
d’été.
Je pouvais rester des heures à regarder l’orchestre.
Un accordéon, une guitare, une batterie réduite aux acquêts
et le son immédiat, la proximité du musicien dont le visage
se transforme ; la tension, la concentration sur la
musique, le souci d’aller au-devant du danseur et
toujours le plaisir de jouer.
Je me souviens aussi du sourire de la patronne du bar
entraînée dans une valse ou un paso-doble, de cette
expression de bonheur simple. Instants précieux, limpides,
hors du temps.
Plus tard, j’y ai repensé. Je m’émerveillais
des trouvailles d’Ellington et, dans un même temps,
découvrais l’improbable histoire de son orchestre.
Musique à l’heure des croissants ou du five
o’clock tea et dancing le soir. Le divertissement
servi par un génie du siècle. Mozart n’était pas loin
avec sa flûte enchantée.
Les règles sont claires : au musicien les joies secrètes de
l’art du son à condition qu’il sache jouer pour
la danse, et gare qui ne connaît pas les usages !
Parfois j’en parle avec Marcel Azzola : “Faire
danser, dit-il, c'est un métier.” Le ton est
respectueux, on ne plaisante pas avec ces choses-là !
L’envie m’a pris de tenter l’aventure
avec le Jazz Ensemble ; Un grand orchestre sur scène pour
un bal populaire, ce n’est pas si fréquent.
Rendez-vous est pris. "
Patrice Caratini




